BLACKRAIN + OVERDRIVERS – LE TRIANON – 28/02/2026
Paris sous haute tension

Leur dernier passage à Paris s’était joué dans une Maroquinerie survoltée, presque électrique. Cette fois, c’est un cran au-dessus : direction Le Trianon pour la release party d’Orphans Of The Light, le nouvel album de Blackrain… et pour le baptême live de leur nouveau guitariste Jeremy Guiguet. Avant de les retrouver bientôt en interview dans nos pages, retour sur une soirée qui sentait la poudre.


Blackrain : entrée en scène XXL
Ce soir, Blackrain n’est clairement pas venu faire de la figuration. La scénographie frappe immédiatement : Franky Costanza trône en hauteur derrière ses fûts, encadré par deux gigantesques ventilateurs rétroéclairés. Des LED partout, une esthétique millimétrée, un univers visuel parfaitement raccord avec celui du nouvel album. L’intro installe la tension. Puis « Dreams » ouvre le bal. Direct. Efficace. Sans détour.


Une salle pas pleine, mais un public brûlant
Le groupe enchaîne ensuite plusieurs titres plus anciens, repris mot pour mot par un public déjà conquis. La salle n’affiche peut-être pas complet, mais l’ambiance, elle, est totale. Swan multiplie les échanges avec la foule, avec cette sincérité rare qui transforme un concert en véritable retrouvailles entre amis. Le groupe savoure visiblement l’instant et remercie chaleureusement ceux qui ont traversé les frontières pour assister à cette soirée particulière. Blackrain est là pour défendre son album. Et ça s’entend.



Parenthèse acoustique, émotion maximale
Changement d’atmosphère avec « Nobody but You », interprété en version acoustique à deux guitares, assis en bord de scène au plus près du public. Exercice délicat, surtout pour un nouveau venu, mais Jeremy Guiguet s’en sort avec une aisance impressionnante. Décontracté, presque nonchalant, il déroule ses parties avec élégance, regard au loin et sourire discret aux lèvres. Le toucher est précis, mélodique, plein de feeling. Aidé par un excellent son ce soir, il confirme qu’il a déjà trouvé sa place dans la famille Blackrain.



Cheyenne Janas embrase le Trianon
Autre moment fort : l’arrivée surprise de Cheyenne Janas (Fury) sur « We’re Not Gonna Take It » de Twisted Sister. Autorité naturelle, présence immédiate : la reprise prend une dimension explosive. Le sol du Trianon tremble littéralement. Le public exulte. Swan en profite pour passer à la guitare et reprendre son souffle pendant ce morceau qu’il introduit en présentant Cheyenne comme « la plus grande chanteuse de metal français ». Difficile de contester après une telle prestation.

Blackrain confirme : le rock est bien vivant
Blackrain a tenu parole. Ce soir, le groupe prouve qu’il n’est pas un simple feu de paille apparu le temps d’un passage télé. Dans un pays où le rock à guitares peine encore à s’imposer durablement, Swan et ses complices avancent album après album avec une sincérité qui ne trompe personne. Les sourires à la sortie parlent d’eux-mêmes. Certains spectateurs étaient venus de très loin pour assister à cette release party et repartiront en profitant au passage de la plus belle ville du monde. Mission accomplie !




Texte et photos par Vassago
SetList :
1 – Dreams
2 – Kiss The Sky
3 – Dawn of Hell
4 – Wild Wild Wild
5 – Unleash the Fury
6 – Méandres de l’instinct
7 – Nobody but You
8 – We’re Not Gonna Take It (with Cheyenne) (Twisted Sister cover)
9 – Resurrection
10 – Crack the Sky
11 – Orphans of the Light
12 – Blast Me Up
13 – Hellfire
14 – Rock My Funeral
15 – Disagree
16 – Untamed
Rappel
17 – Rock Your City It’s a Long Way to the Top (If You Wanna Rock ‘n’ Roll) (AC/DC cover)



