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N°153

LANDMVRKS + Paleface Swiss + Stick To Your Guns Le Zénith – 21/01/2026

LANDMVRKS + Paleface Swiss + Stick To Your Guns Le Zénith – 21/01/2026

Un bon gros kick « in your face »

Voir LANDMVRKS (groupe français venu de Marseille) blinder Le Zénith Paris, c’est déjà une victoire en soi. Mais ce soir, il ne s’agissait pas simplement de cocher une case prestigieuse. Non. Le groupe a livré un show d’envergure internationale, sans complexe, sans retenue. Une performance qui n’avait rien à envier aux mastodontes anglo-saxons.  La France ne regarde plus la scène metal mondiale : elle y prend sa place. 

Entrée en matière musclée 
Le premier groupe ne souhaitant pas être photographié, c’est Stick To Your Guns qui ouvre les hostilités. Et autant dire que les vétérans n’ont rien perdu de leur mordant.  Hardcore frontal, énergie brute, présence scénique nerveuse : la fosse, encore en train de se densifier, est immédiatement happée. Ça bouge, ça hurle, ça cogne. Pas de round d’observation. Le ton est donné.

Stick to Your Guns

La pression monte 
Puis vient Paleface Swiss.  Les Helvètes ne sont pas là pour beurrer les tartines ni pour profiter d’une quelconque faveur. Le groupe tourne massivement, et ça se sent. Machine parfaitement huilée, brutalité maîtrisée, impact maximal. La fosse explose (circle pits en cascades mosh pits déchaînés). L’ambiance devient volcanique. Le terrain est désormais prêt pour la tête d’affiche.

Paleface Swiss

Changement de dimension 
Après avoir brillamment réussi l’épreuve de L’Olympia, LANDMVRKS avait décidé de viser plus grand. Le pari du Zénith pouvait sembler audacieux, mais était surtout logique.  Album après album, le groupe s’impose comme l’un des fers de lance du metal français. Ce soir, la salle affiche complet. Aucun doute : le cap est franchi.

Une scénographie massive 
Le concert débute derrière un voile blanc, silhouettes en ombres chinoises. Puis, dès la première déflagration sonore, le rideau tombe.  Deux statues monumentales encadrent la scène, un écran géant domine l’ensemble. L’esthétique est sobre, presque austère. Mais la température grimpe instantanément. Les flammes surgissent dès les premiers riffs. La pyro accompagne chaque moment clé du set. Budget carburant validé !

Une fête entre amis 
Tout au long du concert, les invités se succèdent :  Mat Welsh de While She Sleeps, Marc Zelli, Florestan Durand de Novelists, Bertrand Poncet de Chunk! No, Captain Chunk!, Kaspar Jalily au piano… Plus qu’une série de featurings, il s’agit d’une célébration collective. LANDMVRKS partage sa victoire avec sa famille musicale. L’ambiance respire la sincérité et la camaraderie.

Une fosse en transe 
Côté public, c’est une démonstration d’endurance.  Mosh pits incessants, circle pits furieux, stage diving quasi-permanent. Une véritable séance de training metal. Mention spéciale à la sécurité, mise à rude épreuve, mais héroïque. L’énergie n’est jamais retombée d’un iota. Ce show au Zénith marque un tournant. LANDMVRKS ne confirme pas seulement son statut : le groupe affirme son leadership sur la nouvelle scène metal française avec autorité, maîtrise, et intensité. Un de ces soirs où l’on sait, immédiatement, qu’on a assisté à quelque chose d’important et qu’il fallait être là.

Texte et photos par Vassago

SetList :  
1- The Darkest Place I’ve Ever Been 
2 – Creature 
3 – Death
4 – Blistering
5 – A Line in the Dust (avec Mat Welsh)
6 – Visage  
7 – Sulfur 
8 – Sombre 16 
9 – Say No Word (avec Marc Zelli)
10Scars (avec Florestan Durand)
11 – Suffocate (avec Bertrand Poncet)
12 – La valse du temps  
13 – Lost in a Wave
14 – Rainfall  
Drum Solo
15 – Blood Red
16 – Requiem 
17 – Paralyzed (version piano avec Kaspar Jalily)
18 – Self-Made Black Hole
19 – Everytime We Touch (chanson de Maggie Reilly, version Cascada) From Tape