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N°82

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Edito

Quand il s’agit d’attribuer les origines du métal à un groupe bien précis, on assiste à l’ouverture d’une guerre des chapelles. La plupart du temps, dans l’arbre généalogique du rock et de ses dérivés, les géniteurs désignés du genre sont Cream, Led Zeppelin ou encore Deep Purple. À vrai dire, ce n’est pas complètement faux. Ces groupes envoyaient beaucoup d’énergie, et ont poussé le volume des amplis, cherchant obtenir à davantage de saturation et de feedback. Leur musique s’inspirait fortement du blues, et, dans le cas de Deep Purple, des ornements mélodiques propres à la musique baroque. Ils ont certainement apporté leurs pierres au temple maudit. Mais les vrais connaisseurs le savent tous : le véritable architecte du heavy metal, l’ange noir du riff, le prince maléfique de l’acier, n’est autre que Tony Iommi, guitariste de Black Sabbath. En cinq albums essentiels (Black Sabbath, Paranoid, Masters of Reality, Vol. 4, Sabbath Bloody Sabbath et Sabotage), le forgeron de Birmingham a créé la plupart des motifs souches que tous les groupes ont repris et développés par la suite. Parlons de Judas Priest, Iron Maiden, Metallica, Slayer, Anthrax, Megadeth… tous courbent l’échine devant la suprématie de l’Iron Man. Pourtant, malgré son aura et sa toute-puissance, le guitariste de Black Sabbath nous a récemment rappelé qu’il n’était qu’un humain vulnérable fait de chair et d’os. Frappé par la maladie avant l’enregistrement de 13 (l’objet du grand retour), il a du mener un double combat, d’une part pour sa survie, et d’autre part pour honorer l’intégrité musicale de son groupe, entouré du pape de la prod Rick Rubin, et de ses deux potes Geezer Butler et Ozzy Osbourne. Mission accomplie ! Presque tiré d’affaire, Iommi défend fièrement ce nouvel album, censé s’inscrire dans la droite lignée des premiers disques du Sab, et savoure, plus que jamais, le bonheur de pouvoir célébrer sa musique en concert. Guitare Xtreme rend hommage à ce grand homme, en attendant la grande messe à Bercy le 2 décembre prochain. La rédac

Numéro 57

6,30

Juillet - Aout 2013

VERSION PAPIER - 6,30




VERSION DIGITALE - 3,99 €

Interviews

Tony Iommi (Black Sabbath) – Le maître des forges
Jean-Michel Kajdan – Et la lumière fut !
Brian Molko & Stefan Olsdal (Placebo) - Le 7ème ciel
Max 2 (Blackrain) – Max et les maximonstres
Nelson Martins (Darkness Dynamite) - Psyche metal trip
Justin Derrico (Pink) - Profession : tueur à gage !
Laura Chavez (Candye Kane) - Viva Chavez !
Grégoire Garrigues (Super Wagner) - Bayreuth is burning !
Robin Trower - The last Guitar Hero ?
Jeff Hanneman (Slayer) - Le roi du thrash, de A jusqu’à Z
Popa Chubby - Petit Popa Noël
Duke Erikson (Garbage) – The King of Dukes
Bill Frisell - Guitariste abstrait

Pédagogie & Partitions

Guitare Xtreme School
Jean Fontanille invite Pascal Vigné
Analyse de style :
Josh Homme (Queens of the Stone Age)
Jeff Hanneman (Slayer)
Cours particulier :
Le style de Bill Haley
Culture rock
La pop américaine

Dossiers & Rubriques

Blind Test : David Mazeline & Damien Landeau (Last Barons) 80
Mission Impossible – Désirs et principe de réalité,
la fin d’un cycle

Matos & Logiciels

Gibson Les Paul 50’s Tribute avec Min E-tune
Jackson SL2 Pro Series Soloist
VGS Soulmaster 7 cordes
Metal Phoenix b3
Bogner Ecstasy Blue & Red
Timber Tones Electric Pack
Blackstar Series one BlackFire 200 Gus G.
Signature Limited Edition
Heptode Virtuoso Phase Shifter
Curtheley Guitars
Peavey Devin Townsend Signature
Boss DA-2 Adaptive Distortion, MO-2 Multi Overtone & TE-2 Tera Echo
G&L Asat Classic - Butterscotch Blonde / Erable
Mooer Cruncher, Rage Machine, Black Secret, Triangle Buff, & Hustle Drive
T-Rex Duck Tail Dynamic Delay
Wavybone Detroit Custom
Way Huge WHE707 Supa-Puss Delay
Marshall DSL-1H & JVM-1H
Jim Dunlop Fuzz Face Mini Series

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