HOLLYWOOD VAMPIRES – Adidas Arena – 26/08/26
UNE RENTRÉE ÉLECTRIQUE

On a beau compter sur la rentrée anticipée de la plupart des Franciliens, caler une date la dernière semaine d’août n’est pas l’assurance d’afficher complet, surtout quand on doit en plus faire face à l’ouverture de Rock en Seine le même jour. Un pari néanmoins relevé, pour une soirée réussie malgré tout.

The Last Internationale : la sueur et le cran
Les new-yorkais de The Last Internationale monte sur scène avec la lourde tâche de lancer la soirée. La salle est encore clairsemée et le public, pas vraiment acquis à la cause du duo, se montre peu réactif tout au long du set. On sent que cela pèse sur la chanteuse, moins démonstrative qu’à son habitude. Delila Paz fait néanmoins le job en professionnelle aguerrie et finit par aller au contact des premiers rangs en fin de set. De l’autre côté de la scène, Edgey Pires à la guitare ne compte pas ses efforts : il se démène comme un diable, en digne représentant du rock burné. Pas de message politique ce soir à l’Adidas Arena, le groupe reste concentré sur la musique. The Last Internationale reste convaincant, malgré des conditions difficiles et des lumières ternes et pauvres qui ne mettent pas en valeur le jeu de scène des musiciens. Ils s’en sortent avec les honneurs, et nous espérons le retrouver très prochainement dans de meilleures conditions.

L’entrée des vampires
Hollywood Vampires débarque à l’aide d’une animation très réussie, la fumée monte dans un déluge de lumière orange. On se situe entre l’orage et le coup de soleil. Joe Perry entame le set quasiment seul en avant-scène, avant que Johnny Depp et Alice Cooper ne le rejoignent. Outre ces trois stars, Hollywood Vampires compte aussi comme membre officiel Tommy Henriksen, que l’on connaît principalement pour sa participation au Alice Cooper Band, mais qui est également un mercenaire de luxe ayant roulé sa bosse dans des tonnes de formations reconnues. Quant au reste de l’équipe, Chris Wyse à la basse et Glen Sobel à la batterie, ils ont également pour habitude de tourner avec Alice Cooper.


Bœuf de luxe
Le concept de ce super groupe (pour ceux qui seraient passés à côté) est de faire le bœuf entre potes. On a donc ce soir un menu de reprises principalement issues des années 70 parsemées de quelques titres originaux que le groupe a produits histoire de varier les plaisirs. Donc oui, il s’agit d’un groupe de reprises ; ce soir à l’Adidas Arena, c’est un peu la fête de la musique… mais en version » deluxe « . Premier constat en mode Voici : Johnny Depp a maigri, il a l’air plus en forme. Et cela se confirme par son aisance scénique. Il se montre bien plus mobile que la dernière fois où nous l’avions croisé en 2023 lors de son passage au Hellfest. Il portait alors une attelle à une jambe, ce qui n’aidait pas. Joe Perry reste un guitariste sur qui l’âge ne semble pas avoir de prise. Il bouge moins qu’à la grande époque mais tient bon la rampe en balançant des solos parfaitement exécutés et en toute décontraction. Quant à Alice, l’increvable reste fidèle à lui-même. Impérial même lorsqu’il sort de son rôle de chanteur lead pour prendre l’harmonica ou se contenter des chœurs. Car Johnny va chanter une partie du répertoire (les morceaux les plus bas en termes de tessiture). La star possède ce timbre très profond et une diction à la Nick Cave. Henriksen viendra pousser lui aussi la chansonnette sur un titre.

Une setlist intemporelle
La setlist, présentée en fin d’article, confirme le peu de titres originaux. On retrouvera quelques titres d’Alice Cooper et d’Aerosmith, et un voyage dans le rock des années 70 avec des classiques de Jeff Beck, des Doors, de Bowie, d’AC/DC, des Who, et quelques surprises qu’on attendait moins et donc forcément très appréciées, comme du Killing Joke, du Johnny Thunders, du Velvet Underground. Un très bon moment de rock and roll !

Par Vassago
Photo : ©VPhotographie
Setlist :
- Bela Lugosi’sDead (Bauhaus song) sur bande
- Toccata and Fugue in D minor (Johann Sebastian Bach song) sur bande
- I Want My Now
- Raise the Dead
- I’m Eighteen (Alice Cooper)
- My Dead Drunk Friends
- The Boogieman Surprise
- Venus in Furs (The Velvet Underground) (Johnny Depp au chant)
- People Who Died (The Jim Carroll Band) (Johnny Depp au chant)
- The Wrong Bandage
- You Can’t Put Your Arms Round a Memory (Johnny Thunders) (Joe Perry au chant)
- Bass Solo (Chris Wyse)
- Who’s Laughing Now
- Livin’ on the Edge (Aerosmith)
- Baba O’Riley (The Who ) (avec solo de batterie)
- Bright Light Fright (Aerosmith) (Joe Perry au chant)
- Beck’s Bolero (Jeff Beck)
- Roadhouse Blues (The Doors)
- The Death and Resurrection Show (Killing Joke) (Johnny Depp au chant)
- Heroes (David Bowie) (Johnny Depp au chant)
- Highway to Hell (AC/DC) (Tommy Henriksen au chant)
- Walk This Way (Aerosmith )
- School’s Out / Another Brick in the Wall
- The Train Kept A-Rollin’ (version Yardbirds)
- Hi Ho Silver Lining (version Jeff Beck)
- Anarchyin the U.K. (Sex Pistols) sur bande



